dimanche, 16 mars 2008
Baby Show .
Il était une fois une charmante petite fille prénommée Laura, née le 1er janvier 1992.





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vendredi, 29 février 2008
Et j'trouve pas de refrain à notre histoire ... Tous les mots qui m'viennent sont dérisoires.
1995 ---> 2003 // 2007 ---> ?
Je vous le dis cash, je suis proprement incapable d'exprimer ce que j'ai sur le coeur. Les mots ne seront pas assez forts. Pas assez explicites. Je suis effrayée, je crois que c'est de ma faute. Les mots, ils sont toujours là. Ils peuvent tout transmettre. Mais je n'arrive pas à trouver les bons. Ceux qui vous aideraient à comprendre à quel point elle compte à mes yeux. Mes yeux. Ils sont peut-être le reflet d'une gamine de 16 ans, et ne valent probablement pas grand chose aux votres. J'hésitais, trop incertaine pour écrire sur papier de simples mots à propos d'elle. Mais je me suis rapidement rendue à l'évidence, lorsque j'ai regardé ce gros bordel qu'est ma vie, elle était au centre.
Je ne commencerais pas par le traditionnel "Il était une fois...". Je n'embellirais pas la réalité, en vous disant que tout a toujours été pour le mieux, et ce dans le meilleur des mondes. Je vous dirais simplement que je ne croyais pas au hasard. Aux coïncidences, et encore. Et cependant. Et pourtant. Ce foutu hasard, je le remercie.
Plus loin que mes souvenirs m'emportent, c'était elle. C'était nous deux. C'était Loft Story, c'était Walibi, c'était nos soirées ensembles avec nos confidences, c'était les L5 et nos lettres se multipliant tout autant que les non-réponses. Nous nous répétions sans cesse combien nous comptions aux yeux de l'autre. Une amitié qui frôlait la perfection, une amitié qui fut brisée simplement, à cause d'une autre. Tout doucement, qui ne fit pas de bruit, et qui s'enfuit dans la nuit, et ce à jamais, comme je le pensais.
Des promesses évaporées, qui ne rimaient plus à rien. Nous deux, c'était fini. En trois ans, je ne t'ai plus revue. Plus du tout.
Puis, il y eu cette rentrée. Cette déception de la retrouver. Cette appréhension. Cette ignorance, et cette note. Et là, chose peu commune pour moi, petit coup de pouce venant de la vie, qui n'est finalement pas autant mon ennemie que je ne le pensais. Un sourire, un effort, un geste aidant, voilà que nous nous reparlions. De plus en plus souvent, de plus en plus intimement. Laissant le passé loin derrière nous dans la peur de l'affronter, puis le remettant peu à peu sur le devant de la scène pour aujourd'hui en rire "Tu te rappelles quand..." . La découverte pour le moins troublante de gouts, d'envies strictement communes. Les Converses, les Rolling Stones, et tous ces groupes que si peu de gens connaissent. The OC. Tout en avouant, que j'ai trouvé cela complètement iréel. The OC !
Les journées se suivaient mais ne se ressemblaient pas, nous apprennions chaque jour que nos ressemblances s'étendaient plus loin que nous le pensions. Vint le bal du lycée, avec cette chanson: "Allez viens, jt'emmène au vent, et je voudrais que tu te rappelles, notre amour est éternel et pas artificiel..." que nous chantions à tue-tête, les mains jointes. Vint les vacances de Noël, et nos sorties incessantes. Et enfin, une routine inespérée s'installant, entre rires, confidences, jusqu'à l'évidence: c'était elle. Elle et personne d'autre. Sans qui les jours perdraient leur saveur, les matins leurs espoirs et les soirs leurs contentements.
La perspective que la vie peut nous donner une seconde chance m'a rassurée. Elle m'a permit de croire à nouveau qu'elle peut nous donner ce dont on a besoin. Elle m'a permit de penser que l'on est en droit de toujours attendre quelque chose de la vie, et qu'elle peut nous l'offrir.
Je suis heureuse. Epanouie. Confiante. Des notions que j'avais quelque peu perdu. Oui, c'est peut-être cliché. Peut-être idéalisé. Mais non, ce n'est simplement que la vérité.

"Je sais bien que jte l'ai trop dit... Mais jte l'dis quand même: Je t'aime."
23:04 Publié dans Little Diary | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
jeudi, 21 février 2008
Je viens du ciel, et les étoiles entre elles ne parlent que de toi.
Si un jour on me demande quel fut la personne qui influenca le plus ma vie, celle qui représentait absolument tout, je répondrais par ton prénom, sois-en sûre.
Ta vie est à l'image d'un immense puzzle, que je m'efforce de compléter jour après jour. Car je sais que tu n'aimes pas en parler. Pas trop. Je sais que tu es née le 22 février 1933. Que c'était un mercredi, qu'il était huit heures du matin. Qu'il faisait beau. Probablement. Car ce jour-là, naissait le plus précieux des anges. Je sais que tu traversa la guerre alors que tu étais si jeune, que tu te fiança à dix-sept ans puis te maria à dix-neuf. Que tu conçu ton premier enfant un an plus tard, et que cette petite fille deviendra ma mère des années après. Que tu te vis dans l'obligation de renoncer à ta terre et au pays qui te vit naître à cause des guerres d'indépendances. Que tu mis au monde quatre autres enfants, dont un garçon.
Puis hier, au détour d'une conversation où l'on parlait de tout mais surtout de rien, j'appris alors que tu étais amoureuse de mon grand-père depuis tes sept ans. Et que lui en avait quinze, à cette époque. J'ai trouvé ça réellement merveilleux. Durant toute ta vie, tu n'as aimé et chéri qu'un seul homme. Comme tu le dis si souvent, lorsque l'on plaisante à propos d'hommes de ton âge: "Je n'ai eu qu'un seul amour et il est parti. Je lui serais toujours fidèle." Ca m'a fait croire que l'amour parfait peut exister. Ca m'a fait rêver. Et regretter de ne l'avoir connu que quelques mois.
Demain sera ton soixante quinzième anniversaire. Et je voudrais que tu saches à quel point tu es un être exceptionnel. Que si je suis comme cela aujourd'hui, c'est en majeure partie grâce à toi. Que tu saches à quel point je t'admire. Tu as le rare don d'attirer l'amour, comme ces princesses de contes de fée. Le diffuser autour de toi. Etrangement, chaque enfant qui passe la porte de chez toi refuse catégoriquement d'en partir. Ca me fera toujours sourire. Et éprouver de la fierté, aussi.
Et lorsque je me revois enfant, c'est dans ta cuisine, dansant au rythme de la musique que diffuse le poste de radio. Un douce odeur d'arômes et d'épices m'amplissant délicatement les narines. De toutes ces journées de vacances passées à tes côtés. De tous ces soirs après l'école. Même aujourd'hui. Rien n'a changé et ce serait la dernière chose que je souhaiterais.
Cependant paradoxalement, si, tout a changé. Depuis ces longs et affreux mois. Mais j'ai trop peur. Je suis trop effrayée pour réussir à mettre des mots sur mes craintes. Trop faible. J'en suis simplement incapable. C'est trop dur, même d'y penser.

Je te le promets et ça pour toujours, je le dirais aux étoiles, je le crierais au monde entier, tu resteras la femme de ma vie. A l'infini du temps et à celui du firmament.
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