mardi, 02 octobre 2007
Empêtrée dans tout ce bric-à-brac, j'écris en vrac .

* Vous connaissez ce sous-titre classique 'One month later' dans les films ? Oui, je suis sure que vous voyez de quoi je parle. Ces quelques mots stressants, parce qu'on ne sait jamais ce qu'il s'est déroulé pendant ce maudis mois. Bien, ça y est, c'est terminé. Pas terminé comme un Game-Over, non, plutôt comme l'acceptation de la fin d'une ère, et d'en pouvoir aborder une nouvelle sans craintes. Evidemment, que ça a été. Je le savais pertinnament. Je suppose que je suis un peu comme ce St Thomas, qui ne croyait que ce qu'il voyait. En réalité, ça a même été mieux que je ne l'imaginais. Cette classe est vraiment bien, je me suis plutôt bien intégrée, et j'ai renoué avec ma meilleure amie d'enfance. Je n'aurais pas pensé que ça aurait été autant important pour moi, avant d'être mise au pied du mur, en la voyant chaque jour. Elle n'a pas réellement changé, en fait. C'est presque comme si ces 3 dernières années que nous avons passé sans aucun contact n'avaient pas réellement existées, comme si elle avait toujours fait parti de mon quotidien. C'est évident que l'on est plus aussi proche que nous l'étions, mais, nous reprenons sur de nouvelles bases, tout en conservant les fondations. Et ça me convient.
* Les quelques personnes laissées derrière moi, ne me manquent pas tant que ça, finalement. Quelques fois, quand c'est plutôt un 'jour sans', je me surprends à regretter ce grand parc, lui, notre surveillante qui poursuivait les élèves en courant et en les menaçant de son parapluie. Puis, de ces profs. Qui me connaissaient. Faire ses preuves est le plus dûr, je crois bien. Pour l'instant, la prof de maths ne me prends pas trop pour une retardée cérébrale. Ce qui ne devrait pas tarder. Le programme de physique-chimie s'annonce merveilleusement soporifique, les bouts de ciel aperçus de la fenêtre me semblent définitivement plus intéressant. Puis après tout, le ciel et les années-lumières, c'est lié, non ? Donc non, je ne rêvasse pas, je m'interroge, nuance. Mes anciens profs ne me manquant pas tant que ça non plus, au final. J'aurais pensé avoir plus de mal à subir cette transition. Mais, quand même. Cette femme qui nous enseignait le français l'année dernière, elle restera géniale. Et, en 4°, ma meilleure année de collège probablement, cette prof d'anglais. Je crois que c'est elle qui m'a réellement donné l'envie d'approfondir cette langue, même si j'avais peut-être certaines facilités auparavant. Elle m'a vraiment beaucoup apporté, mine de rien. Toutes les profs d'anglais me paraitront dérisoires à côté d'elle, j'en ai bien l'impression. Elle m'a donné son numéro de téléphone à la fin de l'année dernière, disant que je pouvais l'appeller quand je voulais. Je me vois bien lui téléphoner, simplement pour savoir comment elle va. J'aurais pas l'air fine.
* J'ai plus vraiment le temps. De faire tout ce que je voudrais faire, de regarder tout ce que je voudrais regarder, d'écrire tout ce que je voudrais écrire. Je me plains souvent, comme d'habitude, je suis toujours en train de me plaindre, de pas avoir le temps. Pourtant, aussi étrange que ça puisse paraître, j'aime ça. Quand on a le temps, on s'ennuie, souvent. Je déteste m'ennuyer. En général, quand on s'ennuie, on pense. Je déteste penser. De pas avoir de temps, ça permet de ne pas penser. Juste continuer sa route, sans se poser automatiquement une multitude de questions, plus stupides ou énervantes les unes que les autres. Alors, ma belle résolution de déverser sur papier des phrases, mots, ou impressions régulières commence à apparaître comme un lointain souvenir. C'est peut-être mieux comme ça, en fait. Lorsque j'écris, je trouve ça systèmatiquement nul. J'écris, d'accord, mais c'est pas forcèment ce que je voudrais, même si j'essaye de le faire se ressembler. Et c'est pas pareil. J'admet que je suis trop intransigeante avec moi-même, probablement. Tout comme je le suis avec les autres. Je suis donc automatiquement toujours déçue. J'crois que ça changera jamais.
* Puis, je me cherche. Je ne suis pas sure du tout de me trouver. J'aime pas chercher, les périodes de transitions, les changements, tout ça, ça n'a jamais été mon truc. Et mon moral joue au yo-yo, inlassablement. J'veux çi, j'veux ça, mais non, en fait, j'le veux plus. Je crois que ça doit être la période précédent l'hiver. La nuit recommence à se pointer tôt et à perdurer le matin, le froid est de nouveau au rendez-vous. Y'a des jours où je ne vois que le positif, y'en a d'autres où je vois, que le négatif. Et ça m'énerve. Y'a des jours où je me projette dans l'avenir, et où j'ai confiance. Y'en a d'autres où ça semble trop dûr, où je préfére me réfugier dans le passé. Avance retour, avance, retour, retour, avance, c'est fatiguant. Mais jamais de pause, non. Parce l'important, ce n'est pas le lieu où on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est. [A. Gavalda].
Et vous savez quoi ? Je crois que ça va.

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mercredi, 12 septembre 2007
I can't close my eyes and make it go away
Me voiler la face ne marche plus. J'ai essayé de ne pas y prêter attention. De simuler une personne qui s'en fout. Mais, je dois l'admettre, cette personne, ce n'est pas moi. Je suis probablement trop sentimentale. Trop nostalgique. Oui, certainement. Mais j'y peux rien, elle me manque.
A long time ago, we used to be friends, but I haven't thought of you lately at all
C'est dûr maintenant, la voir tous les jours. Et puis, pourquoi ai-je ouvert ce tiroir ? Je savais que ça me ferait mal. La gaze, les pansements, ça marche plus. C'est pas comme si ça avait déjà marché. La blessure est plus profonde que ça, j'en ai bien peur. Je comprends pas. Pourquoi est-ce que je semble la seule à ne pas apprécier cette situation. Elle était importante à mes yeux. C'était ma meilleure amie. Ca résonne trop comme une mélo-drame, peut-être ? Mais merde, quoi. On partageait de bons moments, chez elle, chez moi. Içi ou là-bas. On rigolait. On se promettait une amitié éternelle. Tout était si simple. J'ai ouvert un tiroir, et tout était là. Quelques photos, en vrac, de voyages scolaires. La date au dos n'est pas tellement lointaine. Pourtant, une éternité semble s'être écoulée. Elle était si différente. Peut-être était-ce moi, peut-être toutes les deux. Certainement, toutes les deux. Seulement, quand je perçois quelques phrases au détour d'une conversation, je la reconnais. Sa façon d'être, ce que j'aimais chez elle. Bribes de mots qui me rappellent que non, finalement, tu n'as pas tellement changé. Qui me rappellent pourquoi nous étions inséparables. Et c'est ça qui me blesse le plus.
La page est tournée depuis un certain moment, maintenant. Mais voilà qu'un souffle de vent vient le remettre en cause. La décollant un peu, rendant le texte précédent légérement visible, à nouveau. L'ignorance complète que l'on se porte mutuellement depuis la rentrée me pèse un peu plus chaque jour. J'aimerais renouer, un peu. Oui, j'accorde trop d'importance au passé. Mais ce passé était important. Si j'essaye, je vais échouer, je peux le deviner. Laisser le temps au temps, semble le plus sage. Je ne sais pas si toi, tu te rappelles que ça n'a pas toujours été comme ça. Comment c'était, avant. Je ne sais pas si ça comptait pour toi. Je ne sais pas.

Just remember me when we used to be friends.
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mardi, 28 août 2007
And we start again .
Je sais. Rien n'a vraiment changé. Même hébergeur, même liens, même pseudo, certainement mêmes lecteurs. Mais il y avait cette envie, de tout recommencer, vous savez ? En cette veille de rentrée, j'ai donc décidé de laisser les mots et sentiments passé derrière moi. Pas qu'ils ne soient plus les mêmes, ou que je n'y suis plus attachée mais l'absence d'une quelconque trace içi résonne comme un nouvel espoir. Cette blancheur me fait peur, aussi. Mais vous serez là, pas vrai ?

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